Archives Europe, politique, société, etc.

Dimanche 5 mars 2006

 A priori, la fusion entre GDF et SUEZ semble une bonne idée. Les deux entreprises sont complémentaires dans leurs secteurs d'activité et l'entité qui serait issue de leur mariage constituerait le premier énergéticien européen (au moins en ce qui concerne le chiffre d'affaires). Pourtant cette opération, si ardemment soutenue par le gouvernement, n'est pas sans soulever de nombreuses interrogations.

 

Tout d'abord se pose la question de la parole donnée et de la confiance nécessaire qui doit exister entre une Nation et son gouvernement. En 2004 ce dernier avait pris un engagement solennel garantissant que l'Etat se maintiendrait dans le capital de GDF à hauteur de 70%. Dans GDF nouvelle formule, cette participation se réduira presque automatiquement de moitié.

 

Ensuite, quid d'EDF ? On peut légitimement considérer qu'un rapprochement entre EDF et GDF aurait du être privilégié. Celà semble même aller de soi ! Désormais voilà deux entreprises, encore très liées (pour la distribution par exemple), qui vont avoir à se faire une concurrence acharnée ! A mon avis les conditions de fusion entre GDF et Suez relève simplement d'une gestion à courte vue.

 

Enfin, sur le plan de l'image extérieure et de la crédibilité, la précipitation du premier ministre a enclenché le "patriotisme économique" est également curieuse, voire douteuse. Alors que la France est le premier pays européen a prendre des participations dans des entreprises étrangères, les autorités nationales voudraient interdire la réciproque en sous-entendant que celà serait dangereux pour notre économie. Pire, la violences des réactions gouvernementales face à une OPA lancée par une entreprise italienne marque une net recul de l'identité européenne.

Une fois de plus, les autorités politiques françaises préfèrent sonner le tocsin plutôt que d'expliquer.



Pour mémoire :

La position de l'UDF                                     La position de la CFDT

Par simon rodier
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Samedi 16 décembre 2006

Le 4 décembre 2006 les secrétaires généraux de la CFDT et de la CGT ont tenu une conférence de presse commune. Le symbole était d’autant plus fort qu’il faisait suite à la recomposition du syndicalisme mondiale avec la création, à Vienne, de la CSI le 1er novembre 2006.

Mais au-delà du symbole cette conférence visait surtout à se féliciter des conclusions d’un récent rapport du Conseil Economique et Social.

En accord avec celles-ci les deux confédérations proposent que la représentativité des syndicats soit jugée à l’aune des résultats d'élections professionnelles dans les entreprises. Un système de scrutin territoriaux et par branche pourrait permettre de mesurer le caractère représentatif des syndicats dans les plus petites de ces sociétés qui constituent, on le sait, l’un des principaux employeurs français. A partir du moment où cette organisation serait effective seuls les accords signés par des syndicats représentant une majorité de salarié seraient valables. Ce mode de fonctionnement, incontestablement plus démocratique que le système actuel, serait sans aucun doute un élément important pour donner une vraie légitimité à un dialogue social qui, en France, souffre de la faiblesse chronique de syndicalisation des salariés.

 

Par simon rodier
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Samedi 30 décembre 2006

 

En ce qui concerne les pétitions, je suis plutôt d'un naturel prudent.

En effet, trop souvent, elle sont, pour de nombreux groupuscules, un moyen facile d'acquérir notoriété et respectabilité. On voit ainsi des sectes faire listing de futures victimes en prétendant lutter contre la drogue. A l'approche des échéances électorales on se rend compte aussi que, pour mimer une insertion démocratique, certains mouvements extrémistes appellent les citoyens à les rejoindre dans des combats justifiés mais qui sont menés avec beaucoup d'arrières-pensées.

D'autres fois, ces mouvements pétitionnaires sont lancés de manière si candide que la démarche, quoique respectable, ne peut déboucher que sur le découragement des initiateurs et des signataires de ces pétitions.

 

Heureusement, la pétition que vient de lancer la Confédération Européenne des Syndicats évite ces deux éceuils. Elle est ciblée, structurée dans sa revendication et réaliste dans son exigence. Depuis le 29 novembre chacun à la possibilité de la signer et d'affirmer ainsi son souhait de services publics de qualité. La CES est une institution suffisamment sérieuse et reconnue comme telle pour être entendue par la Commission Européenne sur cette revendication. Le combat est difficile et les adversaires coriaces mais, au moins, pour une fois, il ne s'agit pas de le mener derrière des portes-bannières faussement naïfs aux exigences telles que chacun sait qu'elles n'ont aucune chance d'être entendu.

Lorsque on parle du futur de notre société les batailles doivent être menées pour être gagnées. Je sais que nous ne pourrons pas sauver toutes les perceptions et tous les bureaux de poste. En revanche, je crois qu'il est possible d'infléchir, par un lobbying actif, la Commission pour que celle-ci prenne des mesures afin de protéfer et de renforcer les services publics qui sont essentiels au dévelopement harmonieux de notre société.

C'est pourquoi j'ai déjà signé cette pétition et que j'invite chacun à le faire sur le site de la CES.

 

Par simon rodier
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Mardi 9 janvier 2007

Après l’Allemagne, c’est au tour de l’Autriche d’être dirigé, depuis le 8 janvier 2007, par une coalition démocrate-chrétiens/socio-démocrates, avec à sa tête Alfred Gusenbauer (SPÖ).

 

Il ne fait aucun doute que pour remplacer Josep Borrel sur le perchoir européen les amis de M. Loyal et de Mme Royal voteront en faveur d’un conservateur allemand le 15 janvier.

 

Et pendant ce temps, en Gaule, les médias essayent encore de faire croire que valeurs et hommes de gauche sont inconciliables avec les principes et les hommes de droite. Comprendre qui pourra…

Par simon rodier
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Lundi 14 mai 2007

Même si la Cour Constitutionnelle Polonaise a censuré la plupart des articles de la loi de "lustration". Tous les démocrates européens doivent rester vigilants.

C'est pour cela que j'ai signé, et que j'encourage chacun à signer, la pétition initiée par le Mouvement Européen International en soutien à Bornislaw Geremek, député européen.

 http://www.europeanmovement.org/fr/nouvelles_det.cfm?news_id=462

La liberté comme la démocratie sont des choses fragiles. Il nous faut les défendre. Personne ne le fera pour nous.

 

 

 

 

Par simon rodier
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